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La classification de ces images s’effectue grâce à des algorithmes de Deep Learning, qui analysent et comparent en profondeur de large quantités de données. Comparé aux travaux précédents, les chercheurs de Baidu expliquent qu’ils ont utilisé un modèle plus grand, des images de plus haute résolution et davantage d’exemples. Leur succès est aussi dû à une approche s’appuyant sur une très grande puissance de calcul, qu’ils qualifient eux-mêmes de force brute. Baidu ne compte d’ailleurs pas s’arrêter là et prévoit de construire un supercalculateur encore plus puissant d’ici 18 mois, qui serait capable d’effectuer 7 millions de milliards (7 billiards) de calculs par seconde.
Avec un casque d’électroencéphalographie sur la tête, il est possible de faire voler le quadricopter de Parrot, et même de manœuvrer à travers des anneaux suspendus. Une démonstration spectaculaire de ce que peut faire, avec un peu d’entraînement, une interface cerveau-ordinateur.

Cela leur a demandé presqu’autant de patience et de concentration que l’entraînement d’un pilote d’essai. Mais ils y sont arrivés : les cobayes de l’université du Minnesota (département d’ingénierie biomédicale), cinq sujets âgés de 21 à 28 ans, ont réussi à piloter un mini drone en imaginant des mouvements. Une démonstration ludique mais impressionnante de ce qu’on nomme une interface cerveau-ordinateur.
Ici, un casque d’EEG (électroencéphalographie) détecte des signaux électriques dans le cerveau des pilotes, conséquence de l’activité des neurones, les communique à un ordinateur, qui les transforme en commandes de vol transmises vers le drone par WiFi. Le quadricoptère (un appareil du français Parrot) est calé sur une vitesse constante, mais sa direction de vol est donnée par le cerveau du pilote. Celui-ci a trois commandes à sa disposition : tourner à droite (en imaginant un mouvement de sa main droite), tourner à gauche (en imaginant un mouvement de sa main gauche), et monter (imaginer un mouvement des deux mains). L’absence de mouvement imaginé fait descendre le drone. A chacune de ces images motrices correspond des ondes cérébrales que le système sait détecter et identifier.

Pour que ça marche, il faut toutefois que chacun y mette du sien. Les futurs pilotes ont subi un entraînement patient. Ils ont d’abord appris à déplacer… un curseur sur un écran. Horizontalement, puis verticalement. Ils ont ensuite pu tester leurs capacités sur un hélicoptère virtuel, avec un logiciel de simulation. A chacune de ces étapes, les chercheurs en ont profité pour repérer les électrodes et les signaux les plus efficaces pour identifier une commande sans ambiguité. Parmi les traitements qui permettent d’extraire les signaux voulus, un seuil est imposé afin d’éliminer ceux qui ne semblent pas intentionnels.

Enfin, le grand jour est venu pour des vols d’essais avec le vrai quadricoptère, dans l’espace d’un gymnase dans lequel des anneaux de 2,3 mètres de diamètre, en mousse, ont été suspendus. Les pilotes ne voient pas le drone, seulement l’image que leur donne une caméra embarquée dans l’appareil. Quelques heures d’apprentissage plus tard, ils ont montré une réelle habileté à passer les anneaux en manoeuvrant finement, durant des vols d’environ 4 minutes. Le tout, en faisant fonctionner leur cerveau de manière très contrôlée… Ce qui n’est pas une mince affaire quand on sait qu’il faut, en même temps, minimiser le clignement de ses yeux et toute activité musculaire, qui perturbent les signaux cérébraux !
Au-delà de cette démonstration ludique, dont les résultats sont tout de même publiés dans le Journal of Neural Engineering, cette étude voulait montrer qu’on pouvait, en utilisant les ondes du cerveau, réaliser une tâche complexe dans un environnement 3D, et par conséquent envisager des applications de téléprésence et robotique. Avec un simple casque d’EEG, technique non invasive.
Avec cette annonce, IBM fait réver tous les amateurs de science-fiction. La puce présentée par le groupe américain devrait permettre de construire une nouvelle génération d’ordinateurs, qui pourront développer des processus d’apprentissage. Ils consommeront beaucoup moins d’énergie que les machines actuelles, et seront également plus compacts.

Les ordinateurs ‘cognitifs’ construits avec ces puces ne seront pas programmés de la même manière que les ordinateurs traditionnels aujourd’hui. Ces ordinateurs devraient plutôt apprendre de leurs expériences, trouver des corrélations, élaborer des hypothèses, se rappeler et apprendre des résultats, imitant ainsi la plasticité du cerveau humain précise IBM.
Deux puces prototypes ont déjà été fabriquées et sont en cours de test. Elles ont été gravées avec une finesse de trait de 45 nanomètres, sur du silicium sur isolant (SOI), et contiennent l’équivalent de 256 neurones (cellules nerveuses).
L’objectif à long terme d’IBM est de construire un complexe de composants contenant 10 millions de neurones. Pour rappel, le cerveau humain en comprend 100 milliards. Il nous reste donc un peu de temps avant qu’IBM ne fabrique un clone de l’ordinateur Hal de 2001 L’odyssée de l’espace.VIDÉO Un jeu associant le casque de réalité virtuelle Oculus Rift et le brassard de contrôle MYO propose de s’envoler dans le ciel pour tirer sur tout ce qui bouge. Une version pour le moins immersive et moderne d’un bon vieux Shoot ’em up comme Space Invaders à découvrir en vidéo.

Enfilez votre casque de réalité virtuelle et votre brassard connecté. Vous voilà fin prêt pour vous envoler et tirer sur tout ce qui bouge dans le ciel ! C’est ce que propose en effet le jeu Icarus Rising, dont la bande-annonce vient d’être diffusée sur Youtube. La start-up canadienne Thalmic Labs associe ainsi son brassard permettant de contrôler à distance des objets connectés avec le casque Oculus Rift. Le jeu est disponible en téléchargement pour PC et Mac sur le store d’applications dédié au brassard. Disponible depuis fin 2013, le MYO – c’est son nom – est capable d’interprèter les mouvements du bras. Il les retranscrit ensuite en commandes transmises via bluetooth à un ordinateur ou à un drone. La première vidéo mise en ligne par la start-up montrait plusieurs exemples d’utilisations potentielles.

Pour lutter contre la recrudescence de cybermenaces à l’heure où les drones se posent clairement comme le futur de l’aviation militaire, le Naval Air Systems Command (NAVAIR), qui gère les aéronefs et missiles au sein de la marine de guerre américaine, fait appel à des entreprises privées.
Le but ? Aider aux travaux de recherche et développement entrepris pour sécuriser les équipements critiques conçus pour la plupart avant que le concept d’Internet des Objets n’apparaisse. L’un des objectifs clés du projet au-delà de la classique prévention des intrusions est la possibilité de réagir en cas d’attaque réussie pour reprendre le contrôle des éléments compromis.

Ce plan s’inscrit dans un programme plus large de renforcement de la sécurité informatique au sein de la Navy. Le Naval Sea Systems Command (qui gère les navires et sous-marins) et le Space and Naval Warfare Systems Command (en charge des satellites et autres systèmes de communication) travaillent aussi sur ces problématiques.
La Navy est particulièrement sensible à cette problématique car elle opère des systèmes très complexes sur ses bâtiments, aéronefs et armements, ce qui multiplie les vulnérabilités potentielles. Un état de fait accentué par la fusion de plus en plus prononcées des systèmes électroniques et informatiques (communication, navigation, identification, gestion des capteurs et de leurs données…) en une seule et même plate-forme.

Le chasseur F-35, par exemple, comporte plus de 8 millions de lignes de code… et connaissait encore récemment de sérieux problèmes suite à un bug informatique. D’autres systèmes, contrôlés par de simples ordinateurs portables, sont aussi particulièrement vulnérables car non-spécialisés. Au-delà d’un renforcement des capacités actuelles, l’objectif est surtout que les prochaines générations d’équipements intègrent la cybersécurité comme composante majeure dès la phase de conception. La Darpa y travaille d’ailleurs depuis plusieurs années au travers du programme HACMS (High Assurance Cyber Military Systems), qui commence à porter ses fruits avec le drone Little Bird de Boeing, présenté comme impiratable.
Le pôle Energies du groupe Vinci est issu du rapprochement de Vinci avec Cegelec et Faceo (devenu Vinci Facilities) en 2010. Un casse tête pour la DSI, chaque entité disposant d’un système d’information différent. A cause des différences de logiciels, des utilisateurs dans un même bâtiment ne pouvaient pas travailler ensemble, explique Dominique Tessaro, le directeur des systèmes d’information de Vinci Energies.

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